L’incendie du transatlantique Normandie (1942)

3. les jeux sont faits…

Le transatlantique Normandie couché dans la darse du pier 88 du Port de New York après l'incendie qui l'a ravagé. Source:

Le transatlantique Normandie couché dans la darse du pier 88 du Port de New York après l’incendie qui l’a ravagé. Photo: Shipscribe

Au petit matin du 10 février 1942 le jour se lève sur le triste spectacle du géant des mers couché sur son bâbord, enlisé dans la vase, terrassé par l’incendie. Le bateau-pompe Fire Fighter est encore présent et actionne toujours ses canons à eau.

Une enquête est diligentée et conclura à une origine accidentelle du sinistre. On retient la maladresse d’ouvriers dans la manipulation d’un chalumeau lors des opérations de démontage du mobilier du navire.  Mais les rumeurs de sabotage circulent… 

Il faudra plus d’un an pour sécuriser le navire, le nettoyer, évacuer la vase, refermer hublots et sabords restés ouverts lors de l’évacuation et effectuer les opérations de pompage et de redressement du navire… pour un coût de près de 11 millions de dollars ! On pensait d’abord que le navire pouvait être réhabilité mais les dégâts sont plus importants qu’initialement évalués. Au début de l’année 1944 il est déclaré irrécupérable. En septembre 1945 il est enregistré comme surplus de la marine américaine et, les autorités françaises ne souhaitant pas le récupérer, il est finalement vendu afin d’être démoli à un ferrailleur du New Jersey.

Quelques photographies